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comment la distance influence votre communication

Le saviez-vous ?
 
👉 La distance physique entre les individus influence leur communication.
 
👉 On parle de la proxémie. Selon les travaux de l’anthropologue américain Edward T. Hall, il s’agit d’une forme de communication qui désigne l’utilisation de l’espace et de la distance (et la variation de cette distance de cet espace) entre nos corps quand nous communiquons.

Vous avez tous fait l’expérience d’un individu qui s’approche très près de vous (dans le métro, dans une réunion). Par réflexe, vous reculez. Pourquoi ?

Les distances qui séparent les individus sont répertoriées en quatre catégories principales :
✔La zone intime (entre 15 et 50 cm) : zone comprenant une grande implication physique et émotionnelle (notre espace vital réservé aux proches)
✔La zone personnelle (entre 50 cm et 1,20 m) : utilisée dans les conversations amicales par exemple
✔La zone sociale (entre 1,20 et 3,50 m) : celle de l’interaction au travail par exemple
✔ La zone publique (supérieure à 3,50 m) : quand on parle à des groupes.

Or, quand un individu que vous connaissez peu pénètre dans votre zone intime ou personnelle, cela crée du stress, vos neurones identifiant une situation de danger.

Ce qui n’est pas le cas dans la zone dite « sociale »,  qui est au contraire la distance classique utilisée dans le cadre de relations professionnelles, lors d’une réunion par exemple.

Nous réagissons à ces règles de façon inconsciente.

En matière de communication, la distance joue donc un rôle.

📌 Ainsi, en avoir conscience permet d’en jouer et, le cas échéant, d’imposer une large zone de protection en augmentant la distance avec son interlocuteur afin de limiter les connexions, notamment sensorielles et donc les émotions. Cela revient donc à une forme de contrôle de la situation et donc de l’échange. De la même façon, un leader peut chercher à s’imposer en envahissant votre espace personnel, voire intime.

📌 Trouver la bonne distance n’est pas chose aisée. Elle dépend du contexte et des individus. A vous de faire vos expériences selon vos besoins.

📌 Par exemple : pour recruter un collaborateur, Bernard Tapie appliquait la règle des trois vingt, à savoir les vingt premières secondes, les vingt premières paroles, les vingt centimètres du visage (les commerciaux connaissent bien cette règle des 4 20 en réalité). En s’immisçant volontairement dans la bulle intime de son interlocuteur, il le cernait bien plus rapidement (car la première impression est toujours la bonne) et prenait sans doute un certain ascendant.

Et vous, utilisez-vous le pouvoir de la distance ? Quelles sont vos expériences dans ce domaine ?

Merci à la Directrice des Ressources Humaines avec laquelle j’ai échangé sur le sujet cette semaine. 😉

PRESIDENTIELLES 2022 EPISODE 5


Comment se préparer à une prise de parole en public ?

Prenons pour exemple (au hasard…) le débat de l’entre-deux tours.

Vous l’avez compris : chacun des candidats s’isole et le prépare. Bien sûr, l’enjeu est de taille mais retenez : les prises de parole sont rarement réussies si elles ne sont pas travaillées en amont.

En l’espèce, que sait-on de cette préparation ?

📂Les candidats doivent être en forme (on se souvient de l’effet désastreux de la fatigue sur Marine Le Pen il y a 5 ans).
📂Les candidats préparent méticuleusement leurs dossiers, qu’ils doivent maîtriser sans trop consulter leurs fiches le jour J et dont le nombre doit être absolument limité.
📂Les candidats doivent faire preuve d’ethos, comprendre de crédibilité. S’énerver ou faire preuve de trop d’arrogance n’envoient pas un bon signal et n’inspirent pas confiance. En effet, un président, particulièrement dans le contexte international que l’on connaît, doit faire preuve de maîtrise, de soi comme des dossiers.
📂Dès lors, les mots mais aussi la posture et le ton de la voix sont à travailler.

Pour cela, aucun mystère, les candidats travaillent et … répètent. Ils font et refont le débat, à l’aide de leurs conseillers. Chaque question, chaque posture est passée au crible. On dit même que le partenaire de Marine Le Pen ressemblerait à Emmanuel Macron.

Bref, répéter une intervention est une clé indispensable pour qu’elle soit réussie, que ce soit un débat de l’entre-deux tours ou un pitch. Le travail de la posture, d’une punchline savamment préparée, la maîtrise et l’apparente spontanéité sont en réalité le fruit d’une bonne dose de répétitions.

Alors, le faites-vous ?
📌Avant une audience, répétez-vous votre plaidoirie (ne pas confondre avec le par cœur) ?
📌Avant la présentation de votre plan stratégique au CoDir, avez-vous pris le temps d’une répétition à l’oral ?
📌Avant de pitcher 1 minute devant des investisseurs, combien d’entraînements à voix haute ?
 
Maîtriser ses dossiers et ses fiches est un très bon début, mais totalement insuffisant. La prise de parole est un exercice à part entière. Il suppose de s’entraîner à dire les choses et savoir comment on va les dire.
 

PRESIDENTIELLES 2022 EPISODE 4

2h30…J’ai regardé le meeting d’Emmanuel Macron le 2 avril à la Défense Arena.
 
Est-ce que sur la forme le discours était réussi ?
 
✅Sur le lieu et la mise en scène : un concert, un match, une arène ? Et bien, tout ça à la fois ! Pour l’entrée du candidat, j’hésite : c’est Johnny, c’est Rocky ? #démesure
Placée au centre en contrebas : la scène sur laquelle se dressent 4 pupitres à 4 endroits différents, auxquels se rendra le candidat au gré de son discours. Au milieu de tous, vu par tous #proximité.
 
✅La posture : Emmanuel Macron se promène mais pas trop. Quand il s’arrête la posture est droite, stable, les bras souvent vers le haut, les mains qui appuient sans cesse le discours. Bref, il l’incarne. Il se balade, sans notes (il y a des prompteurs très discrets qu’il semble ne pas regarder), sans entrave (il a un micro-cravate) et parle d’une façon parfaitement maîtrisée. Il semble à l’aise, y prendre du plaisir. Donc, c’est communicatif !
 
✅La voix : quel progrès ! D’ailleurs, il ose lui-même le clin d’œil à son célèbre « puisque c’est notre projet » étranglé de 2017 ! La voix est mieux projetée, il en joue, alternant le volume, le débit, le ton. Alignement des mots, du corps et de la voix. Il est donc en connexion totale avec l’auditoire.
 
Mais que c’est long ! Comme il est bon, la première heure passe vite, mais quand même ! A la moitié du temps, paf : entracte (salle dans le noir et écran diffusant des images de la France et des paroles de français).
 
✅Et les mots ? D’une façon générale, c’est moins littéraire et assez agréable à l’écoute. Mais ce qui est intéressant, c’est le registre du « nous » qui est décliné à l’envi (y compris sur ses affiches où le slogan est passé de « Avec vous » à « Nous tous »). Et ça marche ! De façon habile, la longue énumération de ses réalisations se termine à chaque fois par « nous l’avons fait » (une répétition d’un mot ou d’un groupe de mots en fin de phrases, c’est une épiphore). C’est efficace car rassembleur.
 
Dans sa première partie, Emmanuel Macron est assez précis : il pose les problèmes, les illustre d’un exemple (une histoire emprunte de pathos : la jeune maman sans le sou), et apporte une solution concrète qu’annonce le : « C’est pourquoi… ». Le détail et les exemples donnent un caractère concret et donc crédible à cette partie du discours.
Pour sa deuxième partie, c’est le déroulé des grands thèmes de campagne et l’appel aux valeurs, particulièrement l’injustice et l’égalité. Difficile de ne pas être d’accord !!!
 

Il finit vers le haut « le combat, c’est maintenant » (vous l’avez, le clin d’oeil ?) et salue tel un show man, posté devant la jeunesse.
 
Il s’est passé quelque chose, on ne peut pas le nier et l’on peut débattre sans fin du nombre de places réellement occupées dans la salle, de ses envolées lyriques (il en reste encore !) en tant qu’orateur, il a fait le job.

PRESIDENTIELLES 2022 EPISODE 3

J’ai regardé le discours d’Eric Zemour dimanche.
 
Alors, sur la forme, exercice réussi ou pas ? Je reste dubitative.

Il y a bien des éléments qui en imposent et confèrent à lui donner une stature de présidentiable :
 
✔Le lieu avec le choix du Trocadéro, lourd de symboles et qui illustre son propos, lui qui se veut être le rassembleur de la droite.

✔Le décor, avec cette estrade bleue en forme pyramidale qui répondait (chance !) au magnifique ciel bleu parisien. La marée de drapeaux et le public en nombre font le reste.
 
Bref, ça en jette, démonstration de force et de crédibilité réussie.
 
Sur le reste :
 
📌La gestuelle : Être au pupitre le sert, Eric Zemour pose ses mains dessus et se tient légèrement vers l’avant : position qui témoigne d’un certain engagement. Il ne s’y agrippe pas et appuie ses propos par des gestes discrets mais présents, des gestes qui martèlent. Mais, cela reste assez (trop ?) discret.
 
📌L’auditoire : Eric Zemour sait s’interrompre pour reprendre la Marseillaise avec le public, son regard balaie l’assemblée, il y a des sourires. Il est plutôt bon, laissant les applaudissements se faire et sachant reprendre quand il faut.
 
📌La voix est claire, le ton reste assez modéré et linéaire. Mais où sont l’enthousiasme, l’indignation ?
 
En résumé, cela manque d’élan, de force. Il y a peu d’emphase dans le non-verbal (le corps) et le para-verbal (la voix).

Sauf à la fin. Les 5 dernières minutes, Eric Zemour monte enfin en puissance, la voix se fait plus forte, les bras s’élèvent.
 
On y est ! Voilà la ferveur pour la conclusion de son intervention. Une conclusion dite vers le haut qui mobilise et appelle à l’action.
 
Mais l’impression globale reste monotone pour un meeting de cette envergure à 15 jours de l’échéance. On assiste davantage à la démonstration d’un professeur ou …d’un journaliste. C’était peut-être le but (en mode : je ne suis pas comme les autres).
 
Le discours était bien écrit avec :
 
🎯 force interrogations, interpelant souvent l’auditoire notamment sur ce qu’il veut ou ne veut pas pour son avenir.
🎯 de nombreuses anaphores (Vous savez la répétition d’un mot ou groupe de mots en début de phrase). Commençant des séries de phrases par : « Ma France, c’est … », « L’assimilation, c’est … ».
🎯 L’orateur instaure la confiance par sa crédibilité tirée de ses origines familiales et de son parcours qui n’a rien de celui d’un politicien classique. Comprendre : il parle de ce qu’il connaît et dit la vérité.
🎯Il convoque l’amour de la France, l’illustre avec des exemples issus du patrimoine culturel (Brel, Victor Hugo …).
🎯Et bien sûr quelques punchlines: « Je suis le candidat qui a le souci de la fin du mois et de la fin de la France ».
 
Jouer avec les mots, c’est le secret des formules qui marquent.
 

PRESIDENTIELLES 2022 EPISODE 2

Le pitch façon Jean-luc Mélenchon


Je dois régulièrement présenter mon activité de coaching de prise de parole en public #advocatio. Je dois être précise et synthétique.

Alors je m’entraîne et je chronomètre. Je me suis fixée l’objectif d’une présentation en 1 minute. Pas si simple à tenir !

J’ai donc regardé avec intérêt lundi soir les candidats à la présidentielle présenter leur profession de foi sur le plateau (un ring) de TF1 en 1 minute. Et j’ai vu Jean-Luc Mélenchon.

En 1’14, tout était dit ! Quels étaient les points forts ?

✅ Son accroche bien sûr : directe et qui met tout le monde d’accord : on veut la paix mais la situation ne doit pas faire oublier les autres sujets sur lesquels il faut trancher.

✅ Puis cette suite de questions rhétoriques qui balaie une bonne partie du programme tout en affichant ses propositions :

◾ « les prix : on laisse aller la spéculation ou on les bloque à la baisse ? »
◾ « la retraite : 65 ans avec monsieur Macron ou 60 ans avec moi ? »
◾ « la monarchie présidentielle : on continue ou on passe à la 6ème république ? »…

✅ Enfin sa conclusion « Bref, je finis » :
Une conclusion vers le haut avec un appel à l’action « et si vous le voulez, dans 30 jours, on commence parce qu’un autre monde est possible ».

Et vous, avez-vous regardé les pitchs des candidats ? Avez-vous trouvé la forme efficace ?

PRESIDENTIELLES 2022

Le meeting de Valérie Pécresse

Il fallait bien en parler …

Le meeting de Valérie Pécresse a fait couler beaucoup d’encre. Elle est venue se justifier sur plusieurs plateaux de télévision, encore hier soir sur celui du journal de #france2.
 
Oui, l’exercice du discours prononcé dimanche dernier au Zénith était raté, loupé, manqué.
 
Pour autant, faut-il être un bon orateur pour être candidat ? Faut-il maîtriser la #rhétorique, donc l’art du discours, pour se présenter à l’élection présidentielle ?
 
L’intéressée répond « non », évidemment, et se définit comme une faiseuse et non une diseuse (encore un slogan et une rime, sa signature). Un slogan de trop d’ailleurs. Ses discours en étaient truffés, et cela sonnait donc creux.

Beaucoup de choses ont manqué, mais surtout, la candidate a manqué d’authenticité ou, en tout cas, n’en a pas montré. Pourquoi ? Une posture, une voix, une façon de dire les choses bien trop en décalage avec elle. Bref, à trop vouloir jouer un rôle, à trop vouloir incarner ce que l’on n’est pas, on est à côté.


Qu’en pensez-vous ? Faut-il être un bon orateur pour être candidat ? 🤔

JOYEUSES FETES A TOUS !

Cher tous,

✨ Quelques mots pour vous souhaiter de très belles fêtes et pour vous remercier.

Grâce à vous, cette année a été riche d’échanges et de découvertes, riche de paroles et de rencontres, riche de questions et de progrès, les vôtres et les miens !

AdVocatio continue sur sa lancée !

Un grand merci pour votre enthousiasme, vos bons mots et votre confiance !

Heureuses fêtes à tous ! A très vite ! ✨

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La force de la parole

Aujourd’hui, j’ai vécu un beau moment. 🙏✨

J’ai fait cours à une classe de 5ème. Durant deux heures, on a travaillé la prise de parole en public. On a joué, débattu, parlé argument, imagination, voix, rimes.🌞

Au milieu de cette joyeuse effervescence, je leur ai parlé de Joséphine Baker. Nous avons échangé sur sa vie, puis je leur ai lu ce discours qu’elle a prononcé le 28 août 1963.

Quelques extraits (Merci au #LePoint qui a publié cette traduction, le lien ici https://www.lepoint.fr/politique/quand-josephine-baker-prononcait-un-discours-aux-cotes-de-martin-luther-king-27-11-2021-2454066_20.php) :

« Je dois vous dire autre chose : quand j’étais jeune à Paris, il m’est arrivé d’étranges choses. Des choses que je n’avais jamais vécues. Quand j’ai quitté Saint-Louis il y a très longtemps, on m’avait fait monter dans le dernier wagon. Vous savez tous ce que cela signifie. Mais quand j’ai fui dans un autre pays, je n’ai plus eu à faire cela. Je pouvais manger dans n’importe quel restaurant, je pouvais boire un verre à ma guise, je n’avais pas à aller dans des toilettes réservées aux gens de couleur, et je dois vous dire que c’était très agréable, je m’y suis habituée, cela m’a plu et je n’avais plus peur que quelqu’un se mette à me crier dessus pour me dire : “Toi, la Négresse, tu vas au bout de la queue.” J’utilise très rarement ce mot. Mais vous savez qu’on l’a employé très souvent à mon égard. (…)
Vous savez, mes amis, que je ne vous mens pas quand je vous raconte que j’ai été reçue dans des palais de reines et de rois, dans des maisons de chefs d’État. Mais je n’ai pas eu le droit d’entrer dans un hôtel d’Amérique ni de demander une tasse de café. Cela m’a rendue folle. Et quand je deviens folle, vous savez que j’ouvre ma bouche. (…)
Mes amis, mes frères et mes sœurs, voilà donc comment cela s’est passé. À force de m’entendre crier très fort, ils ont commencé à entrebâiller la porte. (…)
Mais vous, les jeunes, vous devez encore faire autre chose. Je sais que vous avez entendu cela des milliers de fois dans la bouche de vos parents, comme, moi-même, je l’avais entendu dire par ma mère. Je n’ai pas suivi son conseil, sinon d’une autre manière. Vous devez recevoir une éducation. Vous devez aller à l’école et apprendre à vous défendre. Et vous devez apprendre à vous défendre avec un stylo et non avec une arme. Alors vous pourrez leur répondre et je peux vous dire, mes amis – et ce n’est pas juste une banalité – qu’un stylo est plus puissant qu’une épée. » 

✨Dans la classe, plus de bruit, de toux ou de chaises qui grincent. Seulement un silence attentif, concentré, lourd de réflexion. Chacun digérait le texte. Un moment rare et précieux.

🖋Puis les élèves ont pris leur stylo, et forts de l’arme qu’ils avaient entre leur main, ont commencé à rédiger leurs futurs discours.

Aujourd’hui, le silence était d’or.🌞

| le mot de la semaine : L’EUPHEMISME


 
On l’a souvent dit : pour être percutant à l’oral 🎯, il faut parler avec style.


Trouver le vôtre bien sûr et aussi recourir aux figures de style qui donnent du relief aux prises de parole.🗝

Aujourd’hui, l’euphémisme.


🔎 C’est une figure de l’atténuation.


Plus exactement, l’euphémisme est l’expression atténuée d’un mot dont l’expression directe serait trop choquante.


✔Par exemple : « Disparu » pour « mort » est un euphémisme.


✔Concrètement, il permet d’adoucir une nouvelle difficile, de ménager un interlocuteur.


✔En matière politique, il permet de faire passer des couleuvres plus facilement !  Il est l’illustration du politiquement correct, pour atténuer, voire cacher, une vérité trop dure. Par exemple, on parle de prélèvement plutôt que d’impôt …
 
Et vous ? Utilisez-vous l’euphémisme ?

La prochaine fois, nous parlerons de la coquecigrue. Vous vous souvenez ? 
🥛 : « Euphémisme, euphémisme, euphémisme, mais pas du tout ! C’est une coquecigrue ! » (Publicité « l’essentiel est dans #Lactel », 1990 😉)

Ateliers de prise de parole en public #advocatio 📧 contact@advocatio.fr

Un jour d’audience, un jour de prise de parole, un jour de stress …



📍 Le premier stress et presque le principal pour moi, savoir où je vais (car on ne plaide pas toujours au même endroit) et comment j’y vais. Prendre le train, regarder le paysage, trouver le palais (quand on connaît mon sens de l’orientation !). Ce sont donc finalement des considérations purement matérielles qui conditionnent mon trac. Puis vient l’attente et avec elle une forme de détente. C’est un métier de patience.

📍 Deuxième stress : l’arrivée du contradicteur. Il existe donc. Le voir, l’observer, imaginer son état d’esprit. C’est donc lui que je vais combattre. Ça devient réel, ça prend corps. Le voir qui relit ses notes, débat d’un point avec son client. Se demander de quoi ils peuvent bien parler et douter : leur dossier est-il si dense qu’il mérite encore des explications ? Mon dossier est-il si mince qu’il ne nécessite pas que j’y replonge ? Les doutes, inévitables, mais vite balayés grâce à la préparation des jours précédents, d’où naît cette conviction que je peux me reposer sur le travail accompli en amont, je maîtrise le dossier.

⚔ Enfin, l’impatience. Je plaide systématiquement en dernier (en défense). Je trépigne quand j’entends mon contradicteur, je voudrais lui répondre tout de suite mais j’affûte aussi mes armes, comprendre : les premiers mots de ma plaidoirie qui me viennent toujours à l’écoute de l’autre, rebondir sur ses mots.

Que faut-il en retenir 💡 : le stress est propre à chacun, mais il se gère, des exercices efficaces et simples existent. Pour le lieu, c’est autre chose mais si vous en avez la possibilité, avant une prise de parole, repérez l’endroit où vous allez parler, son agencement, les contraintes techniques, l’endroit où vous allez poser vos notes, votre ordi … Autant de tracas et de risque de couac en moins ! 💪 🎤


Parler sans stress – Coaching prise de parole en public #Advocatio

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