Progresser à l’oral en s’inspirant de Robert Badinter


Robert Badinter était un homme de convictions, avocat, ministre et un brillant orateur. Mais, ne croyez pas que cela s’est fait sans réflexion !

➡️ Il disait « 𝑗’𝑎𝑖 𝑏𝑒𝑎𝑢𝑐𝑜𝑢𝑝 𝑟𝑒́𝑓𝑙𝑒́𝑐ℎ𝑖 𝑎̀ 𝑙’𝑒́𝑙𝑜𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒, 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑙𝑒 »
➡️ Ses techniques étaient tirées de sa pratique, de ses observations et réflexions.

Par exemple :

✅ Selon lui, « 𝑢𝑛𝑒 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒́𝑒 𝑒𝑠𝑠𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝑒́𝑙𝑜𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 » est la création d’une relation directe avec celui qui vous écoute.

♻️ « P𝒂𝒔 𝒖𝒏 𝒅𝒊𝒔𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔, 𝒋𝒂𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒖𝒏 𝒅𝒊𝒔𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔. 𝑷𝒂𝒓𝒄𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆 𝒅𝒊𝒔𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒊𝒍𝒂𝒕𝒆́𝒓𝒂𝒍, 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒓𝒖𝒊𝒕 𝒆𝒕 𝒅𝒊𝒕 𝒖𝒏𝒊𝒍𝒂𝒕𝒆́𝒓𝒂𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕.

𝑳𝒂 𝒗𝒆́𝒓𝒊𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒆́𝒍𝒐𝒒𝒖𝒆𝒏𝒄𝒆, 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒊𝒔𝒆 𝒆𝒏 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒕𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝒄𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒍’𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆 𝒓𝒆𝒔𝒔𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒕, 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒚 𝒑𝒂𝒓𝒗𝒆𝒏𝒊𝒓, 𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒆𝒏 𝒓𝒆𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒊𝒎𝒎𝒆́𝒅𝒊𝒂𝒕𝒆 𝒆𝒕 𝒅𝒊𝒓𝒆𝒄𝒕𝒆 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍𝒖i ».

♻️ Donc quand vous parlez, ne soyez pas enfermé dans vos propos mais cherchez à créer une connexion avec l’auditoire, même s’il ne vous répond pas.

♻️ Par exemple : Robert Badinter avait pour « règle absolue » de ne jamais utiliser de notes quand il plaidait :

« 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒋𝒖𝒓𝒆́𝒔 𝒗𝒐𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒍𝒆 𝒓𝒆𝒈𝒂𝒓𝒅 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒍𝒖𝒊 𝒒𝒖𝒊 𝒔’𝒂𝒅𝒓𝒆𝒔𝒔𝒆 𝒂̀ 𝒆𝒖𝒙 𝒆𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍’𝒂𝒗𝒐𝒄𝒂𝒕 𝒏𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒑𝒆𝒓𝒅𝒆 𝒋𝒂𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒚𝒆𝒖𝒙 ».

Ce qui vaut pour l’avocat vaut pour tous.

Sans regard, pas d’échange, vous restez dans votre monologue. A vous de lever les yeux et de regarder vraiment ceux à qui vous vous adressez.

Si vous avez des notes ou des slides, apprenez à faire des allers-retours pour garder le contact et créer les conditions d’un dialogue.

✅ Le style varie en fonction de l’auditoire. L’éloquence, c’est l’intelligence de la situation et de l’adaptation.

♻️ Robert Badinter avait observé ses différents maitres, de grands avocats, qui plaidaient tous très différemment, parce qu’à des époques différentes. Il notait que l’émergence de la radio ou de la télévision avait eu un impact sur la façon de parler et donc sur l’éloquence.

♻️ Ainsi, l’essor de la télévision au 20e siècle (ce n’est pas si loin !) a tout changé car l’auditoire s’est habitué à l’image. Donc, la rhétorique a dû s’adapter.

Concrètement, on donne à voir quand on parle et, pour cela, on se sert d’images.

♻️ Aujourd’hui, à l’ère des réseaux sociaux, la parole change encore. Les phrases sont courtes et les débits rapides. Attention, s’adapter ne signifie pas renoncer à la nuance et à l’analyse !

Une question ➡️📧 contact@advocatio.fr

Comment progresser à l’oral ?

L’ascension.

Soyons honnête. Quand vous suivez un atelier de prise de parole en public et art de convaincre, vous ne deviendrez pas le nouveau Obama (Barack ou Michelle) des débats et du discours.

Pas tout de suite.

Pourquoi ?

📈 Parce que le progrès n’est pas linéaire.

📈 Parce que progresser et se rapprocher du sommet, c’est au moins 3 étapes (toujours le chiffre 3, ceux qui ont suivi les ateliers savent !).

1️⃣ La première étape : c’est la prise de conscience. C’est le travail de l’atelier de prise de parole et art de convaincre.

On audite. On audite vos prises de parole. Vous, le groupe, moi. Tout y passe : le fond comme la forme.

💡 L’intérêt : vous prenez conscience de vos atouts et de vos axes de progression de façon objective et vous voyez se dessiner les contours de l’orateur que vous êtes.

🎤 Ce temp d’audit est aussi le temps où l’on sème des graines : les techniques que vous découvrez et éprouvez avec les exercices.

A l’issue de nos séances et du parcours, vous repartez riche de tout cela.

Mais, le progrès n’est pas linéaire.

2️⃣ Si vous voulez poursuivre votre ascension, il faut passer à l’étape 2. La plus difficile. Celle qui exige de vous de la discipline.

🛠️ Etre orateur se travaille, ce n’est pas inné. Il faut passer à la mise en pratique de vos atouts et des techniques et donc parler, parler, parler.

📌 Comment ? Relisez les notes prises en atelier régulièrement, préparez vos prises de parole les plus importantes en vous entrainant et en les répétant, écoutez des discours pour analyser ce qui vous marque, séduit ou au contraire ce qui ne fonctionne pas.

3️⃣ En faisant cela régulièrement, vous arriverez à la troisième étape : celle des automatismes.

Vous gèrerez plus facilement et presque instinctivement les silences, le rebond, le choix de l’argument pertinent et de la bonne illustration. Attention, l’étape 2, le travail et l’entrainement, restera toujours indispensable !

🎯🚀Le sommet est alors à portée de main et de mots : goûter au plaisir de faire passer ses convictions !

Une progression n’est pas linéaire. On stoppe, on avance, on stage encore, on recule, mais, au fond, on avance.

Gérer ses émotions

𝗣𝗿𝗶𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗼𝗹𝗲 : 𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗻𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝘀𝗲 𝗹𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗱𝗲́𝗯𝗼𝗿𝗱𝗲𝗿 𝗽𝗮𝗿 𝘀𝗲𝘀 𝗲́𝗺𝗼𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀

📌 Vous êtes cadre dirigeant, manager. Vous intervenez dans un séminaire, vous animez une réunion.

Au moment de prendre la parole, vous avez (au choix !) :

– la voix qui tremble,
– le souffle court,
– les muscles crispés,
– les larmes pas si lointaines,
– l’impression de jouer votre image, votre crédibilité, votre carrière.

Conséquence : vous débitez le texte à grande vitesse, de façon mécanique et verrouillée, histoire que la tempête interne que vous ressentez ne déborde pas. Parfois, l’émotion est si forte que la voix tremble et devient presque inaudible.

🛑Le risque : diluer votre message, perdre en confiance et perdre en leadership.

⏸️ Récemment, plusieurs dirigeants ou cadres m’ont expliqué être débordés par ce trop plein d’émotion lors de leur dernière prise de parole, au point que le message n’était pas clairement passé et au point qu’ils redoutaient leur prochaine prise de parole.

⏸️ Nous avons passé en revue leur prestation.

Nous avons trouvé des solutions :

♻️ la définition précise de l’objectif et de l’enjeu de votre prise de parole : Vous souhaitez sensibiliser sur un sujet, introduire un débat … Bref, l’objectif tourne rarement autour de vous et de vos compétences. Changer d’angle, ça change tout !

♻️ cerner les attentes de l’auditoire : qui est-il, qu’attend-il, que connait-il du sujet et de quoi a-t-il besoin ?

♻️ répéter (je me répète) : ne pas répéter (mêmes si vos slides sont magnifiques !), c’est sans filet, donc risqué et anxiogène.

♻️ répéter, c’est en profiter pour identifier certains passages ou mots qui ravivent ces émotions, au point que vous perdez en confort et en impact. La répétition vous permet, soit de contourner l’obstacle en modifiant le texte, soit de s’habituer en diminuant l’effet de surprise.

♻️gérer son stress : respiration, cohérence cardiaque, exercices physiques, visualisation … les techniques sont nombreuses, il s’agit de trouver celles qui vous conviennent le mieux.

🛠️ Bien sûr, il n’est pas question (surtout pas !) de gommer les émotions mais de canaliser le trop plein qui, parfois, handicape vos prises de parole et érode votre confiance.

Est-ce que cela vous parle ?

Leadership au féminin : Faites entendre votre voix !

«  I am not bossy, I am the boss » (“Je ne suis pas autoritaire, c’est moi la cheffe”) !

Facile à dire ?

Être le boss, c’est fédérer autour d’une vision, être un passeur de convictions pour pousser à l’action.

C’est donc la capacité à communiquer, à parler, pour rassembler.

Pourtant, dans ce rôle, trop souvent, les femmes s’effacent.

Leur voix reste voilée et leur prise de parole bridée.

Les raisons sont multiples : syndrome de l’imposteur, de la bonne élève, peur de se vendre, désamour pour leur voix, peur de paraître arrogante, préférence pour les actes plutôt que pour les paroles …

Pourtant, le leadership s’incarne dans la parole.

Les cadres dirigeantes doivent donc prendre leur communication orale en main et oser.

Comment ?

La voix féminine, une voix comme une autre

Nombre de femmes se plaignent de leur voix : trop aiguë, trop faible.

« Je n’aime pas ma voix » est une des phrases que j’entends le plus souvent quand j’accompagne des femmes mais que je n’entends jamais de la part des hommes !

Il y a des stéréotypes autour de la voix et ceux ayant trait aux voix féminines sont peu flatteurs : hystérie ou douceur maternante là où la gravité masculine serait l’incarnation de la puissance et du leadership.

En d’autres termes, une voix grave et puissante l’emporte sur la voix fluette ou aigue.

Ces mythes sont d’autant plus tenaces là où l’éloquence reste reine, chez les avocats pénalistes : parler fort, c’est avoir raison, avoir une stature, « en imposer ». Qu’est-ce que le ténor du barreau, dans l’imaginaire, sinon celui qui réunit ces caractéristiques ?

La femme cadre dirigeante serait donc face à ce dilemme : rester elle-même au risque de paraître hystérique, séductrice ou trop maternante ou adopter les codes masculins, comme la grosse voix, au risque de surjouer et de sonner faux.

Pourtant, limiter la question de l’éloquence au seul timbre de la voix est réducteur et absurde !

C’est oublier que votre voix, c’est l’expression de votre personnalité et de votre singularité.

Et cette singularité ne doit pas s’effacer devant des stéréotypes de genre.

Au contraire !

Cela commence par se familiariser avec sa voix. L’écouter, l’accepter. Ne pas en faire un obstacle, juste une donnée.

En effet, si vous n’aimez pas votre voix, comment donner envie aux autres de vous écouter ?

Par ailleurs, il n’existe aucune loi selon laquelle une belle voix grave serait plus impactante.

Une voix peut être belle à l’écoute mais soporifique et sans impact, tandis qu’une voix aiguë ou fluette peut parfaitement capter l’attention.

Retenez : votre voix, quelle qu’elle soit, est un instrument comme les autres, un instrument qui se travaille.

Faire de sa voix l’instrument de son leadership

Pour gagner en leadership et rendre vos prestations mémorables, le secret d’une bonne voix réside d’abord dans le rythme de vos prises de parole.

Le rythme, c’est l’alternance de moments rapides, plus lents, plus forts ou plus doux. Concrètement, c’est parler plus vite ou réduire le volume par exemple, en fonction du message que vous faites passer.

Varier le rythme implique aussi des moments de suspension, des moments de silence. Ne dit-on pas que savoir parler, c’est savoir se taire ?

La maitrise de la voix, c’est donc aussi la maitrise des silences, ces moments suspendus où la parole continue encore de se diffuser, où la connexion avec l’auditoire est totale.

« Le silence après Mozart, c’est encore du Mozart… ».

C’est donc bien la capacité à jouer avec votre propre voix, votre instrument vocal qui aura un impact, peu importe le timbre ou la hauteur de celui-ci.

Une voix alignée avec le propos

Une prise de parole qui marque, c’est une voix qui se met au diapason de l’intention.

Trouver sa voix suppose donc avant toute chose de trouver sa voie. Concrètement, votre voix sert un message qui, lui-même, repose sur une intention (convaincre, sensibiliser …).

Trouver votre voie, c’est donc réfléchir à l’état d’esprit qui vous anime.

Ce qui revient à vous poser deux questions incontournables durant votre préparation :

–          Quel est l’objectif de ma prise de parole ?

–           Quel est mon rôle ?

Vos réponses influeront sur votre message et aussi sur votre façon de le dire. Vous pourrez alors gagner en congruence, c’est-à-dire l’alignement entre ce que vous pensez (votre esprit), ce que vous dites (vos mots) et la façon dont vous le dites (votre posture et votre voix).

La récompense sera concrète : ainsi alignée, votre voix sortira spontanément plus posée et plus assurée.

N’oubliez pas non plus que votre voix n’est qu’un instrument au service de vos mots et rien ne sert de la forcer si ces mots sont bien choisis !

Des mots courts, des rimes, des verbes d’action, une parole bien structurée procurent rythme et musicalité à votre parole.

Ils ont le pouvoir de la rendre audible et performative, même avec une supposée « petite voix ».

Votre voix, c’est vous ! Libérez-la, osez la parole et incarnez votre leadership !

𝐂𝐨𝐧𝐯𝐚𝐢𝐧𝐜𝐫𝐞 = 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐩𝐮𝐥𝐞𝐫 ? 


Je suis coach en prise de parole en public et ancienne avocate, pendant plus de 20 ans au Barreau de Paris.

Avocate, on me demandait : 𝑐̧𝑎 𝑛𝑒 𝑡𝑒 𝑑𝑒́𝑟𝑎𝑛𝑔𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝑑𝑒́𝑓𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑞𝑢’𝑢𝑛 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑝𝑎𝑏𝑙𝑒 ?

Coach en prise de parole, on me demande : 𝑆𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑠’𝑒𝑥𝑝𝑟𝑖𝑚𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑙’𝑜𝑟𝑎𝑙, 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑒́𝑙𝑜𝑞𝑢𝑒𝑛𝑡, 𝑛’𝑒𝑠𝑡-𝑐𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑚𝑎𝑛𝑖𝑝𝑢𝑙𝑒𝑟 ?

La prise de parole, l’éloquence, le travail du message seraient donc des instruments sombres de la manipulation.

Autrement dit, à chaque fois, qu’il faut convaincre, se cacherait le mal, puisque l’on va influencer le jugement de celui qui écoute.

𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞𝐫, 𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐜𝐚𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐥 ? 𝐍𝐨𝐧.

✅ Communiquer ses idées, ses opinions et chercher l’adhésion, ce n’est pas le mal, c’est chercher le débat, des solutions. Ce n’est pas, la plupart du temps, un acte vil et égoïste dans le but de duper.

Prenons l’exemple de l’avocat : Son rôle est de défendre et la parole est son arme. Grâce à la technique, à la rhétorique, il défend sincèrement et efficacement la vérité de son client, face à une autre vérité défendue par un autre avocat. Au juge de trancher.

✅ Apprendre les techniques de prises de parole, c’est apprendre à fédérer, construire, dialoguer, influencer, dire sa vérité ou celle de l’entreprise que l’on représente.
C’est disposer des techniques qui permettent de mieux faire passer un message.
Par exemple ; le chef d’entreprise qui expose un nouveau plan stratégique devant le board ou le CSE.
Et c’est aussi disposer de techniques qui permettent de mieux décrypter les messages des autres, dirigeants, avocats, hommes politiques, publicitaires, influenceurs…

✅ Se former à la prise de parole, aux techniques de l’éloquence, ne fait pas de vous un sombre manipulateur ! Cela fera de vous un bon orateur, quelqu’un qui sait communiquer ses idées.
Je vous apprends donc des techniques, et c’est tout.

Et c’est là que se trouve la différence entre convaincre : faire passer ses messages et manipuler : la même chose + l’intention malveillante de celui qui veut tromper, qui a une mauvaise intention. A chacun sa conscience.

✅ Alors, je m’interroge : pourquoi cette défiance vis à vis de l’oral ? Etonnamment, il n’y a pas (ou peu) de soupçon de manipulation s’agissant de l’écrit.
Pourtant, de la même façon, nous avons appris des techniques pour bien écrire, faire des plans, analyser, commenter, disserter … et donc, de la même façon, selon l’intention, il peut y avoir manipulation.

Donc, convaincre n’est pas manipuler !

COMMENT FAIRE PASSER SES IDEES

Mais quel dommage !

Être bon dans son job, avoir des idées et être dans l’incapacité de bien les communiquer !!

J’écoute un entrepreneur pitcher son entreprise. Il a du talent, il sait visiblement de quoi il parle. Bref, sur la crédibilité, ça passe bien.

Mais sur le reste ? Vais-je acheter son produit ? Suis-je convaincue ?

Non pas vraiment. Parce qu’il a commis une grosse erreur.

Il a développé les arguments sur les produits et sa méthode mais en restant abstrait !

Une suite d’arguments, de mots bien sentis mais au final : que de la théorie. Des paroles, de belles paroles, bien mais insuffisant.

Il manquait un élément essentiel à son discours 🎤 : le concret.

C’est le défaut de nombreuses prises de parole.

Alors, la prochaine fois que vous devez intervenir à l’oral, posez vous cette question, celle que l’auditoire se posera : « oui mais concrètement ? ».

Anticipez, répondez-y : « Concrètement, … » et illustrez toujours avec des exemples. L’exemple rend concret et c’est une preuve qui convainc et reste dans les mémoires.

C’est le meilleur moyen pour être compris et être vendeur !

Couper ou ne pas couper la parole ?

Comment prendre la parole sans couper la parole ❓

Cette question m’a été posée par un élève de 14 ans.

J’étais avec une classe de collégiens pour leur faire découvrir la prise de parole en public et son pouvoir : s’exprimer, partager ses idées, ses convictions, comprendre l’autre, débattre, développer son esprit critique…

L’un des élèves est placé en retrait. Il m’a été présenté comme timide et peu loquace.

Pourtant, dès le début, il montre de l’envie, de l’intérêt.

Très vite, il participe, pose des questions. La voix est fluette et peu assurée mais il y va.

Il nous livre une belle définition de la #bienveillance.

Il nous explique aussi : « Quand quelqu’un parle, on l’écoute, on ne le coupe pas. »

La classe approuve, nous évoquons le respect, l’écoute. C’est formidable de les entendre débattre entre eux ! 🗣️

Puis, l’élève en question reprend la parole et nous explique qu’il aimerait parler plus chez lui le soir à la maison mais que les adultes parlent tout le temps et qu’il ne peut donc pas s’exprimer.

Il nous demande alors : « Quand quelqu’un parle, parle, parle et prend toute la place, comment faire ? » 🔇

On essaie de trouver des réponses, des trucs de prise de parole, par exemple : rebondir sur un mot ou questionner.

Ce à quoi il nous répond : « mais c’est couper la parole à l’autre ! C’est pas respectueux…. ». 🚫

Pas tout à fait faux ! Bien sûr, ses camarades lui ont conseillé de parler à ses parents sur son souhait de s’exprimer.

Mais, depuis, je m’interroge.

Quel levier de prise de parole mettre en place tout en restant respectueux (on pourrait dire assertif) ?

Et vous quel conseil, quel truc, donneriez-vous à ce collégien ?

Je lirai avec intérêt vos commentaires. Je retrouve bientôt cette classe et nous reprendrons cette réflexion, je vous en reparlerai.

JOYEUSES FETES A TOUS !

Cher tous,

✨ Quelques mots pour vous souhaiter de très belles fêtes et pour vous remercier.

Grâce à vous, cette année a été riche d’échanges et de découvertes, riche de paroles et de rencontres, riche de questions et de progrès, les vôtres et les miens !

AdVocatio continue sur sa lancée !

Un grand merci pour votre enthousiasme, vos bons mots et votre confiance !

Heureuses fêtes à tous ! A très vite ! ✨

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L’art de l’improvisation

Le discours de la semaine est riche d’enseignements.

D’abord par la sincérité avec laquelle l’oratrice se dévoile et raconte son parcours, ses échecs :

« En me cachant, je me coupais d’une grande partie de mes moyens de communication ».

Ensuite, par cette structure invisible et pourtant bien présente du récit propre au storytelling

Enfin, par la découverte de l’improvisation.

« L’improvisation (…) c’est être à 100 % dans l’instant présent » dit-elle.

Parler, communiquer, c’est effectivement cela. Etre en permanence en lien avec son auditoire, le sentir, le prendre comme il est, et ne pas rester dans sa bulle.

Ecoutez son histoire, retenez ses expériences et laissez vous bercer par sa voix.

L’oratrice, Cyrille Aimée, est chanteuse de jazz et partage les clés de l’improvisation musicale, transposables à tout discours.

C’est par ici : https://www.youtube.com/watch?v=eWdw2mv144U

L’anacoluthe

L’anacoluthe est une rupture de la cohésion syntaxique de la phrase. Plus simplement, il s’agit d’une rupture dans la construction d’une phrase.

En résumé, vous ne finissez pas la phrase comme vous l’avez commencé.

Par exemple : « Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, la face du monde en eût été changée ». Pascal, Pensées, 392.

Son intérêt : l’effet sur le rythme avec la rupture, la surprise créée, et l’impression de suivre votre pensée en direct.

Autant d’éléments qui permettent de mieux capter l’attention de l’auditoire.