« 𝐽𝑒 𝑑𝑜𝑢𝑡𝑒 », « 𝑗𝑒 𝑛𝑒 𝑠𝑢𝑖𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑐𝑒𝑟𝑡𝑎𝑖𝑛 𝑑’𝑦 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣𝑒𝑟, 𝑑’𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑑𝑢 𝑡𝑎𝑙𝑒𝑛𝑡 »…
Cette phrase, nous l’avons tous prononcée. Je l’entends tous les jours dans les ateliers que j’anime. Je l’ai entendue récemment de la part d’un client, avocat.
𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭𝐞́𝐬 𝐚𝐮 𝐝𝐨𝐮𝐭𝐞.
A l’occasion d’une prise d’une prise de parole, plus encore.
Les questions se bousculent :
– ai-je oublié un point ?
– pas sûr d’avoir été à la hauteur de l’enjeu
– suis-je assez clair ?
– etc.
Douter permet de se remettre en question et donc de progresser.
Mais, il y a une limite : ne remettez pas en cause votre personnalité et vos qualités ! Il y a toujours un orateur qui sommeille en vous, il suffit de le révéler.
Dans mes accompagnements, je commence toujours par un exercice simple de prise de parole devant la caméra et vous demande votre feedback : 3 qualités et 1 axe d’amélioration.
Ce exercice vous permet de prendre conscience de vos atouts : 🥇
– votre voix
– la fluidité du discours
– une belle accroche
– un propos structuré
– un visage souriant …
Résultats : 🎯
– une confiance musclée,
– des doutes ébranlés, voire balayés,
– l’envie de continuer.
Étiquette : stress
Le top 3 des erreurs à éviter avant une plaidoirie !
Cela vous est nécessairement arrivé, à moi aussi !
Petite revue des 3 erreurs à ne pas commettre avant de plaider
Du bon sens, des évidences mais nous les oublions souvent !
✅ Négliger l’horaire et ne pas prévoir suffisamment de marge de manoeuvre pour être un peu en avance
Le but : anticiper pour gérer l’imprévu et ne pas monter en stress, la pression du dossier et de l’audience étant amplement suffisante !
Prenons un exemple : un incident technique dans le métro, un accident sur la route … le temps passe, vous êtes coincé. Plus les minutes filent, plus le retard se profile, plus la pression monte.
Ce ne sont pas les meilleures conditions pour arriver serein à une audience et prendre la parole.
J’ai volontairement passé sous silence les problèmes avec le TGV. Sans doute, le souvenir encore très présent d’un train arrêté en rase campagne, peu de réseau, et une audience qui allait commencer sans moi 👀. Dans ce cas, la marge de manoeuvre était inutile, il aurait fallu partir la veille !
✅ Ne rien prévoir à boire et à manger
On ne peut pas plaider la bouche sèche ! Les coachs vocaux vous le diront, il faut s’hydrater pour bien parler.
Prenez soin d’emporter de quoi boire, y compris pendant l’audience, le stress assèche, une plaidoirie un peu longue aussi.
Prévoir aussi de quoi manger, nous savons à quelle heure nous sommes convoqués mais pas à quelle heure nous plaidons et l’attente peut être longue, très longue.
Sinon, comme moi, lors d’une audience au tribunal correctionnel de PARIS, après de longues heures d’attente, vous vous sentirez faiblir …
Dommage de friser l’hypoglycémie et de ne pas être d’attaque avant de plaider. C’est un exercice aussi intellectuel que physique.
✅ Ne pas avoir préparé sa plaidoirie
Généralement, nous maitrisons l’affaire. Pour peu que nous ayons conclu très peu de temps avant l’audience, tout est frais dans notre tête.
Alors, un simple jeu de conclusions en main, quelques mots surlignés et le tour est joué.
Sauf que l’écrit et l’oral sont deux modes d’expression différents.
Sauf que maitriser son dossier n’est pas maitriser l’art de faire passer à l’oral ses arguments.
Le dossier peut être très bon et plombé par un manque d’engagement dans la plaidoirie.
J’ai toujours vu la différence entre une plaidoirie préparée à la va-vite et celles où je prenais le temps et que je répétais (mes voisins de bureau m’ont souvent entendue !).
Plaider ne s’improvise pas.
Pour en parler, faire le point sur vos techniques, contactez-moi 📩 contact@advocatio.fr
DOUTER
Je doute. De tout et souvent. Plus encore quand je dois prendre la parole. Est-ce votre cas ?
Sur cette photo, je souris.
Enfin, timidement… je l’ai prise avant une plaidoirie au Conseil de prud’hommes de Paris il y a quelques semaines.
A ce moment-là, je suis concentrée et la concentration passe pour moi par la détente !
La photo aurait été bien différente après.
Après une prise de parole, je reste dedans. L’adrénaline me maintient dans un état de concentration et d’excitation.
Puis, vient le retour à la réalité et au ressenti.
Le moment terrible où l’on se refait le film… : 🎬
« j’ai oublié ça… mais pourquoi j’ai dit ça … j’étais mauvaise …».
Heureusement, la raison finit par reprendre le dessus !
Comment ?
✅Pour progresser, il faut interroger ses pratiques mais encore faut-il être un brin objectif !
✅Je laisse donc passer 24 heures après une prise de parole importante pour m’auto debriefer !
📌 Le but étant d’avoir un peu de recul et se souvenir aussi qu’il y a toujours un décalage entre ce que vous ressentez et ce que les autres ont perçu.
📌 C’est un des axes de travail dans mes coachings de prise de parole : avoir conscience de l’image que vous envoyez à l’auditoire, que vous dégagez.
Parfois le décalage est saisissant entre la maîtrise perçue par l’auditoire et l’état de tempête interne ressenti par l’orateur.
En résumé :
– Prenez conscience de façon objective de ce que vous dégagez quand vous prenez la parole,
– Et ne laissez pas le stress et/ou les doutes sur vos capacités annihiler votre discernement !
Pour cela, demandez du feed-back à vos collaborateurs, proches, filmez-vous etc.
Ou : suivez en solo ou en équipe un de mes coachings 😉
Pour me joindre, un simple mail à cette adresse : 📮contact@advocatio.fr
Question : Vivez-vous aussi ces moments d’auto flagellation après une prise de parole ? Partagez vos réponses en commentaires 👇
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Un jour d’audience, un jour de prise de parole, un jour de stress …
📍 Le premier stress et presque le principal pour moi, savoir où je vais (car on ne plaide pas toujours au même endroit) et comment j’y vais. Prendre le train, regarder le paysage, trouver le palais (quand on connaît mon sens de l’orientation !). Ce sont donc finalement des considérations purement matérielles qui conditionnent mon trac. Puis vient l’attente et avec elle une forme de détente. C’est un métier de patience.
📍 Deuxième stress : l’arrivée du contradicteur. Il existe donc. Le voir, l’observer, imaginer son état d’esprit. C’est donc lui que je vais combattre. Ça devient réel, ça prend corps. Le voir qui relit ses notes, débat d’un point avec son client. Se demander de quoi ils peuvent bien parler et douter : leur dossier est-il si dense qu’il mérite encore des explications ? Mon dossier est-il si mince qu’il ne nécessite pas que j’y replonge ? Les doutes, inévitables, mais vite balayés grâce à la préparation des jours précédents, d’où naît cette conviction que je peux me reposer sur le travail accompli en amont, je maîtrise le dossier.
⚔ Enfin, l’impatience. Je plaide systématiquement en dernier (en défense). Je trépigne quand j’entends mon contradicteur, je voudrais lui répondre tout de suite mais j’affûte aussi mes armes, comprendre : les premiers mots de ma plaidoirie qui me viennent toujours à l’écoute de l’autre, rebondir sur ses mots.
Que faut-il en retenir 💡 : le stress est propre à chacun, mais il se gère, des exercices efficaces et simples existent. Pour le lieu, c’est autre chose mais si vous en avez la possibilité, avant une prise de parole, repérez l’endroit où vous allez parler, son agencement, les contraintes techniques, l’endroit où vous allez poser vos notes, votre ordi … Autant de tracas et de risque de couac en moins ! 💪 🎤
Parler sans stress – Coaching prise de parole en public #Advocatio
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