Le top 3 des erreurs à éviter avant une plaidoirie !

Cela vous est nécessairement arrivé, à moi aussi !

Petite revue des 3 erreurs à ne pas commettre avant de plaider

Du bon sens, des évidences mais nous les oublions souvent !

✅ Négliger l’horaire et ne pas prévoir suffisamment de marge de manoeuvre pour être un peu en avance

Le but : anticiper pour gérer l’imprévu et ne pas monter en stress, la pression du dossier et de l’audience étant amplement suffisante !

Prenons un exemple : un incident technique dans le métro, un accident sur la route … le temps passe, vous êtes coincé. Plus les minutes filent, plus le retard se profile, plus la pression monte.

Ce ne sont pas les meilleures conditions pour arriver serein à une audience et prendre la parole.

J’ai volontairement passé sous silence les problèmes avec le TGV. Sans doute, le souvenir encore très présent d’un train arrêté en rase campagne, peu de réseau, et une audience qui allait commencer sans moi 👀. Dans ce cas, la marge de manoeuvre était inutile, il aurait fallu partir la veille !

✅ Ne rien prévoir à boire et à manger

On ne peut pas plaider la bouche sèche ! Les coachs vocaux vous le diront, il faut s’hydrater pour bien parler.

Prenez soin d’emporter de quoi boire, y compris pendant l’audience, le stress assèche, une plaidoirie un peu longue aussi.

Prévoir aussi de quoi manger, nous savons à quelle heure nous sommes convoqués mais pas à quelle heure nous plaidons et l’attente peut être longue, très longue.

Sinon, comme moi, lors d’une audience au tribunal correctionnel de PARIS, après de longues heures d’attente, vous vous sentirez faiblir …

Dommage de friser l’hypoglycémie et de ne pas être d’attaque avant de plaider. C’est un exercice aussi intellectuel que physique.

✅ Ne pas avoir préparé sa plaidoirie

Généralement, nous maitrisons l’affaire. Pour peu que nous ayons conclu très peu de temps avant l’audience, tout est frais dans notre tête.

Alors, un simple jeu de conclusions en main, quelques mots surlignés et le tour est joué.

Sauf que l’écrit et l’oral sont deux modes d’expression différents.

Sauf que maitriser son dossier n’est pas maitriser l’art de faire passer à l’oral ses arguments.

Le dossier peut être très bon et plombé par un manque d’engagement dans la plaidoirie.

J’ai toujours vu la différence entre une plaidoirie préparée à la va-vite et celles où je prenais le temps et que je répétais (mes voisins de bureau m’ont souvent entendue !).

Plaider ne s’improvise pas.

Pour en parler, faire le point sur vos techniques, contactez-moi 📩 contact@advocatio.fr

AVOCAT, BON ORATEUR ?

« Je ne suis pas à l’aise quand je plaide »


« Quelles sont les techniques pour bien plaider ? »

Un avocat est-il toujours à l’aise à l’oral ? NON !

L’avocat a la réputation d’être un parleur, celui qui manie facilement le verbe et qui sait convaincre. 🗣️

La parole est son métier, la parole convaincante son but.

Mais nous ne sommes pas formés à la prise de parole et l’art de convaincre !

Cette compétence clé n’est pas véritablement enseignée.

Un comble !

C’est donc sur le terrain, et par l’expérience, planqués sous nos robes noires, que vient l’apprentissage. Et il est souvent douloureux !

J’ai de la chance, j’ai toujours aimé ça et je fonctionne à l’instinct, ce qui aide beaucoup notamment en audience mais ce n’est pas le cas pour tous.

❌ Oui, un avocat peut être stressé
❌ Oui, un avocat peut ne pas avoir envie
❌ Oui, un avocat peut avoir mal au ventre avant et même après
❌ Oui, un avocat peut ne pas être éloquent.

Rien d’absolu, tout dépend aussi du jour, de l’enjeu, de l’humeur…

Il m’est arrivé d’aller plaider à reculons, paralysée par l’enjeu. Une chose m’a sauvée, la technique.

Plaider, ce n’est pas débiter ses conclusions à l’oral, c’est un exercice particulier.

Chers confrères, avez-vous déjà pris le temps de faire un pas de côté et de réfléchir à la façon dont vous plaidez ?

Ce temps de pause est instructif. Il vous permet de réfléchir à la façon dont vous aimez vous exprimer, à ce qui vous rend plus pertinent, le plus à l’aise, ce qui marche ou pas, vos points forts et vos axes d’amélioration, … 🪄

Si vous souhaitez prendre ce temps et découvrir les techniques oratoires pour booster vos prises de paroles et plaidoiries, être plus incisif ou tout simplement plus à l’aise, alors bonne résolution 2️⃣0️⃣2️⃣3️⃣ :

⏰ Prenons rendez-vous ! Je vous proposerai selon vos besoins et envies un coaching personnalisé, mêlant théorie et retour sur ma propre pratique d’avocat plaidant, que ce soit pour un travail de fond ou pour un training ponctuel pour une plaidoirie à venir pour vous ou vos équipes.

Pour cela, un simple mail à contact@advocatio.fr ou prenez directement rendez-vous dans mon agenda : https://calendly.com/advocatio-sl

Prêts ? Je vous attends 🚀😉

PLAIDER AU FEMININ ?

 Y a -t-il une façon de plaider au féminin, une façon de plaider féminine ?

Je ne m’étais jamais posée la question !

Avocate pendant 20 ans, j’ai toujours plaidé comme j’étais, comme je voulais, sans m’opposer plus ou moins selon que mes confrères étaient masculins ou féminins.

Le ton de ma voix, la force de frappe de mes arguments dépendaient de mon dossier, de mon client, de mon contradicteur et de la qualité d’écoute des juges.

Etre une avocatE ne rentrait donc pas dans mon logiciel quand je préparais mes plaidoiries.

Et la compétence, comme la médiocrité, n’ont pas de sexe. J’ai entendu des consoeurs avec des voix fortes et pleines d’assurance et à l’inverse des confrères timides et bredouillants. Je n’ai pas relevé dans l’exercice une façon masculine et une façon féminine.

📌 Les temps changent.

Je suis maintenant coach en prise de parole et art oratoire et on me sollicite pour apprendre à convaincre au féminin.

⛳️ C’était notamment le sujet de l’émission « un monde en doc » animé par Rebecca Fitoussi sur Public Sénat et diffusé après l’excellent documentaire « Tenoras : paroles d’avocates » de Lisa Vignoli et Julia Minkowski

A la question : plaide-t-on différemment quand on est une femme, elles répondent que :

– la plaidoirie n’est pas nécessairement genrée. D’autant plus que nous plaidons telles que nous sommes.

– Mais, les femmes ont eu peu de modèles. Elles ont donc dû trouver une autre façon de plaider et s’inventer en dehors de l’image d’Epinal de l’avocat pénaliste à la grosse voix et qui occupe tout l’espace, dont le Ministre de la justice actuel, avocat, Éric Dupond-Moretti, est un bon exemple.

Ces femmes avocates pénalistes expliquent adopter des postures plus discrètes, avoir des voix qui portent moins, emprunter des chemins différents, avec une approche plus fine, faisant également preuve de davantage d’imagination, de liberté et de créativité.

On peut donc s’affirmer d’une façon différente même dans un domaine où le rapport de force fait presque loi.

Que retenir ?

Une voix douce, une petite stature, être une femme … ne sont pas des obstacles pour une prise de parole combative et convaincante.

En conclusion : Soyez vous-même ! Cultivez vos singularités et ne vous comparez pas !

Si vous souhaitez prendre conscience de vos atouts, plaider comme vous êtes, contactez-moi.

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Un jour d’audience, un jour de prise de parole, un jour de stress …



📍 Le premier stress et presque le principal pour moi, savoir où je vais (car on ne plaide pas toujours au même endroit) et comment j’y vais. Prendre le train, regarder le paysage, trouver le palais (quand on connaît mon sens de l’orientation !). Ce sont donc finalement des considérations purement matérielles qui conditionnent mon trac. Puis vient l’attente et avec elle une forme de détente. C’est un métier de patience.

📍 Deuxième stress : l’arrivée du contradicteur. Il existe donc. Le voir, l’observer, imaginer son état d’esprit. C’est donc lui que je vais combattre. Ça devient réel, ça prend corps. Le voir qui relit ses notes, débat d’un point avec son client. Se demander de quoi ils peuvent bien parler et douter : leur dossier est-il si dense qu’il mérite encore des explications ? Mon dossier est-il si mince qu’il ne nécessite pas que j’y replonge ? Les doutes, inévitables, mais vite balayés grâce à la préparation des jours précédents, d’où naît cette conviction que je peux me reposer sur le travail accompli en amont, je maîtrise le dossier.

⚔ Enfin, l’impatience. Je plaide systématiquement en dernier (en défense). Je trépigne quand j’entends mon contradicteur, je voudrais lui répondre tout de suite mais j’affûte aussi mes armes, comprendre : les premiers mots de ma plaidoirie qui me viennent toujours à l’écoute de l’autre, rebondir sur ses mots.

Que faut-il en retenir 💡 : le stress est propre à chacun, mais il se gère, des exercices efficaces et simples existent. Pour le lieu, c’est autre chose mais si vous en avez la possibilité, avant une prise de parole, repérez l’endroit où vous allez parler, son agencement, les contraintes techniques, l’endroit où vous allez poser vos notes, votre ordi … Autant de tracas et de risque de couac en moins ! 💪 🎤


Parler sans stress – Coaching prise de parole en public #Advocatio

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