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Le saviez-vous ?

Pour être à l’aise lors d’une prise de parole … Vous pensez à votre discours, votre powerpoint, votre voix, peut-être vos mains qui tremblent… et si vous pensiez à vos pieds ?

On s’exprime mieux avec un corps tonique et bien placé.

Ayez donc les pieds espacés (largeur des hanches à peu près) et bien ancrés dans le sol. Et maintenant redressez vous et exprimez-vous !

Le Charisme

Parler en public n’est pas toujours simple !

Jugez un peu :  « A cette époque et pendant de nombreuses années encore, j’étais incapable de rien dire (hormis pour une riposte tenant en une phrase) que je n’eusse pas au préalable couché sur le papier ou appris par cœur. Je n’avais jamais eu l’occasion, comme les jeunes gens qui fréquentent l’Université, de parler à l’improviste dans de petites sociétés de débats, de toutes sortes de sujets. Je devais donc essayer de prévoir la situation et avoir un certain nombre de variantes susceptibles de répondre aux diverses possibilités. J’arrivai donc avec un plein carquois de flèches de toute forme et de tout calibre, dont certaines, espérais-je, toucheraient au but ». Qui parle ? A vos claviers !

La paronomase

C’est une figure de style qui consiste à utiliser dans une même phrase des mots dont la prononciation et l’orthographe se ressemblent, mais dont le sens est différent.

Elle donne de la force au discours par la rime, son phrasé presque musical. Elle s’ancre facilement dans l’esprit de l’auditoire.

Par exemple :

« Tu parles, Charles ! »

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

A vous d’en trouver d’autres  !

Utiliser la question rhétorique

C’est une figure de style qui consiste à poser une question qui ne suppose pas de réponse mais dont la réponse est évidente et qui entraîne l’assentiment presque obligatoire de l’interlocuteur. Très utilisée en politique et aussi… en plaidoirie.

Exemples :

« Vous croyez vraiment que c’est à l’école de garder un individu qui avait un casier judiciaire à 19 ans en troisième ? » (Nicolas Sarkozy, émission À vous de juger, 8 mars 2007),

« Doit-on ne rien faire et attendre que l’entreprise coule et tous ses emplois avec ? »

Très efficace à condition, comme toutes les bonnes choses, de ne pas en abuser !

Attendu que j’ai raison

Affirmer n’est pas convaincre. Pour mieux défendre une position et emporter l’adhésion, il faut s’appuyer sur des arguments.

Il existe des arguments de différentes sortes : d’autorité, de morale, financiers…  À vous de trouver ceux qui serviront au mieux la position que vous défendez.

En général, deux ou trois suffisent.

Une fois l’argument présenté et expliqué, il faut l’illustrer avec des exemples. De cette façon, vous ancrez votre argument dans la réalité et lui donnez davantage de poids.

Beau parleur, bon orateur ?

Bien parler n’est pas « beau » parler. Le beau parleur est celui qui profère des paroles séduisantes mais peu fiables. Encore appelé hâbleur, baratineur… tout le contraire de ce que doit produire un bon orateur.

C’est là un des risques à être (trop) éloquent (mais la définition de l’éloquence pourrait nous occuper des heures…).

Comment éviter cet écueil ?

  1. Travailler le fonds du discours,
  2. Éviter une attitude séductrice (avec le regard par exemple),
  3. Considérer son auditoire et ses besoins,
  4. Être authentique.

La vérité ?

On me demande souvent si l’avocat ment quand il plaide.

Non. Selon moi, il défend la vérité de son client face à une autre vérité, au juge de trancher et de dire la vérité judiciaire. Eric Dupond-Moretti explique « Défendre, ce n’est pas mentir, mais mettre la procédure pénale au service de la vérité d’un homme (…) Il faut de la sincérité pour défendre un homme qui, en France, a le droit de mentir. L’avocat doit croire suffisamment à ce qu’il soutient pour convaincre son auditoire » (Bête noire, condamné à plaider, éd. Michel Lafon).

Et c’est une leçon à retenir pour chaque discours : pour être convaincant, il faut être authentique et sincère.