CHASSEZ LES TICS !

Les tics qui tuent vos prises de parole !

Souvent votre parole manque d’impact et de conviction.

Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas bons ou mal préparés.

Mais, en raison d’un tic verbal,

Celui d’utiliser toujours les mêmes mots.

Des mots simples, fourre-tout. Qui n’expriment rien.

Des mots imprécis, sans nuance et qui ne reflètent pas nécessairement votre pensée, bien plus affûtée.

Ils sont utilisés par automatisme, voire flemme !

C’est le cas des verbes : dire, être, gérer par exemple.

Ou cette expression que je chasse de toutes vos prises de parole (vous êtes prévenus 😉) : « je suis venu vous dire », « la Cour de cassation est venue dire » « le contrat vient dire que « …

On souffre aujourd’hui d’une forme de standardisation de la parole avec des formules toutes faites, des mots creux.

Nous en sommes tous victimes ! Je vous propose donc de ciseler votre parole pour gagner en impact.

Pour cela, un outil très simple :

Variez les mots et travaillez votre registre lexical.

Par exemple, amusez-vous à trouver le plus de mots possibles pour remplacer le mot « dire ». Par exemple : exprimer, parler, argumenter, exposer, raconter, confier, dévoiler, conter, expliquer, soutenir, prétendre, prononcer etc.

Pour chacun de ces mots, une nuance, un sens différent et donc une parole plus précise !

A vous de jouer !

Parler comme au théâtre ?

On me demande souvent si j’ai fait du théâtre.

Non !

Et mon métier d’avocat, ça n’était pas non plus du théâtre.

C’était bien la vraie vie et pas un rôle à interpréter avec un public qui aurait payé pour me voir !

Ne nous méprenons pas, j’adore le théâtre et ce qu’il peut apporter à la prise de parole.

Mais, non, je n’en ai jamais fait. Je n’ai jamais appris mes plaidoiries comme des textes. Je n’ai pas salué à la fin.

Pas de théâtre. Mais une obsession.

J’ai toujours cherché la connexion avec les personnes qui m’écoutent.

La connexion avant tout, avant les arguments, avant l’explication ciselée, avant l’exemple pertinent.

J’ai l’obsession de créer un espace de confiance et d’échange.

Sans cet espace, on parle dans le vide. Les mots atteignent moins facilement leur cible.

C’est pour cela que j’ai toujours « cherché » les juges pour instaurer un lien entre eux et moi et créer un moment.

C’est encore et toujours ce que je fais aujourd’hui avec les apprenants dans une salle de formation. Et je leur livre ce secret et les techniques pour y parvenir.

J’y vais, comme diraient les coachs, avec la tête, le cœur et le corps.

Pas de théâtre donc mais de la connexion à l’autre à 110 %.

Et quand l’un de vous me dit à la fin de la journée « Tu incarnes ce que tu transmets », alors c’est réussi !

Et pour vous, la parole, c’est du théâtre ?

JE N’AIME PAS MA VOIX

Vous n’aimez pas votre voix ?

Vous vous reconnaissez dans ces lignes ?

 » Combien de fois les avait-elle entendus dire, en plaisantant : « ta plaidoirie avait l’air formidable, c’est dommage,

mais vois-tu, du fond de la salle, on ne l’entendait pas. »

Vous, les femmes, il vous manquera toujours l’organe.

Ca avait duré comme ça jusqu’à ce qu’on installe des micros dans les salles d’audience. les premiers temps, les confrères se faisaient une fierté d’écarter le leur – je n’en ai pas besoin, bramaient ils -, et les avocates, elles, se sentaient un peu moins minables de devoir les utiliser. Mais au moins leur voix portait sans forcer, sans monter dans les aigus et, insensiblement, l’art de plaider s’en était trouvé modifié. » (Pascale Robert-Diard « La petite menteuse
 » Éditions de l’Iconoclaste roman).

Alors, la voix des femmes, faible organe ?

J’entends tous les jours ce son de cloche : « j’ai une petite voix. »

Majoritairement chez les femmes (mais pas que …).

Ou ses variantes :
– Je ne parle pas assez fort
– Je n’articule pas
– Je parle trop vite etc.

Je mets assez vite un STOP à ces réflexions en formation.

Pensez-vous que c’est vraiment votre voix le problème ?
A supposer qu’il y ait un problème ?

Bien sûr, votre voix est une des premières choses que l’on remarque.

Mais, selon moi, la première question à se poser, c’est : si ta voix n’est pas audible, c’est probablement (sauf cas très particuliers) que tu n’es pas au clair sur ce que tu veux dire.

Oui, je suis convaincue que tout part de votre cerveau et que votre corps s’aligne ensuite !

Ce qui, en prise de parole, se traduit de cette façon :

– d’abord clarifier et affiner votre message, ce que vous avez à dire et dans quel but,

– puis votre corps et votre voix s’alignent.

Faites l’essai, pensez à votre message et votre objectif de parole et observez. Je vous assure qu’une voix aigue ou petite n’est pas un obstacle à la transmission d’une conviction.

Alors, bien sûr, la voix reste le véhicule de votre parole. Il est donc, parfois, nécessaire de la travailler aussi, tout comme la confiance etc.

Dans ce cas, je vous réponds que ce n’est pas le volume ou le timbre qui fait tout (sauf problèmes particuliers avérés).

En effet, l’impact ne viendra pas tant du micro placé devant vous que du rythme que vous mettrez dans votre parole.

Je vous l’assure. Sans rythme, la plus belle des voix, le plus bel organe, est soporifique et le message devient …. inaudible.

On en reparle !

Avez-vous d’ailleurs déjà écouté votre voix et qu’en pensez-vous ?

Pour ma part, j’ai fini par m’habituer à la mienne et en faire une alliée, notamment grâce aux silences !

LES 3 QUESTIONS QUE VOUS VOUS POSEZ


Quel que soit le poste, le secteur ou l’expérience, les mêmes interrogations reviennent. Elles en disent long sur notre rapport à la prise de parole et sur la manière dont nous vivons les réunions !


🗨️“Qu’est-ce que je fais de mes mains ?”

C’est LA question ! Le corps devient soudain un problème dès que l’on prend la parole. Spoiler : vos mains sont un formidable outil de communication à condition de ne pas les cacher ! Pour le reste, travaillez votre message, vos mains s’aligneront.

🗨️ “Et si je ne suis pas d’accord avec ce que l’entreprise me demande de dire ?”

Question délicate. Je suis surprise qu’elle revienne aussi souvent. Parler, ce n’est pas réciter. Parler, c’est incarner un message et une image, celle de l’entreprise et celle de votre fonction. Pensez à votre rôle et à ce que l’on attend de vous. Si l’alignement entre le message et la personne qui le porte se perd, c’est votre crédibilité qui est impactée. Parfois, le désalignement est tel, qu’il révèle un besoin de changement plus profond, de poste ou d’entreprise. Ce qui dépasse alors mon rôle !

🗨️ “Comment faire quand on me coupe la parole ?”

Un grand classique. Il existe des techniques simples, fermes et respectueuses pour reprendre la main, sans conflit et sans s’effacer. Trouvez votre petite phrase, par exemple, « Je termine et je reviens sur ce point » et surtout dites la avec un ton de voix posé et pas agacé.

Ces trois questions montrent une chose :

prendre la parole n’est jamais qu’une question de technique. C’est aussi une question de posture, de confiance et de légitimité.

QUI JE SUIS POUR PRENDRE LA PAROLE ?

Autrement dit, quel est votre rôle ? C’est un point clé à examiner avant toute prise de parole pour gagner en conviction et en leadership.

Votre rôle, c’est :

– savoir à quel titre vous parlez, quelle fonction vous occupez, quelle mission vous a été confiée,

– et comprendre ce que l’auditoire attend de vous, en tant que Directeur commercial ou Responsable RSE par exemple.

C’est donc vous dans le cadre de votre vie professionnelle.

Attention, penser à votre rôle avant votre prise de parole, ce n’est pas du théâtre !

On n’incarne pas un personnage.

C’est toujours vous, avec votre votre caractère, votre savoir-faire et votre expérience.

C’est cela que je nomme l’authenticité, c’est vous et votre singularité qui ne s’efface pas derrière un masque créé de toute pièce, surtout pas ! C’est vous qui allez parler pour convaincre mais dans un contexte pro (le rôle) et non perso.

Quel intérêt de réfléchir à son rôle avant une réunion ou un débat ?

– c’est de désacraliser la parole et de faire descendre votre niveau de stress : vous remettez les choses en perspective, il est question de votre job (même si c’est très important), pas forcément de votre vie … N’en faites pas une affaire personnelle, cela reste du business.

– c’est gérer plus facilement les dossiers complexes : en réfléchissant à votre valeur ajoutée, à votre mission, votre façon de considérer un dossier, une négociation délicate par exemple, va être positivement modifiée. Vous comprenez alors que surmonter la difficulté, trouver des solutions, faire avancer un projet, fait partie de votre fonction !

Prenons l’exemple de l’avocat qui doit plaider un dossier mauvais. Soit il rumine et il est sûr de perdre. Pas la peine d’y aller dans ce cas.
Soit il réfléchit à son rôle, sa valeur ajoutée comme avocat : tout faire pour défendre son client. Dans ce cas, il sera convaincu de l’intérêt de son intervention et il y ira avec une réelle force de conviction.

J’insiste toujours sur la façon dont vous abordez vos prises de parole quand vous voulez convaincre.

Cet état d’esprit vous dynamise car votre engagement intellectuel se voit sur votre corps, votre visage et vos mots. Il en va donc aussi de votre image et de votre réputation et donc de la confiance que vous allez inspirer. En un mot : l’ethos.

A soigner et valoriser !

Le faites-vous ?

COMMENT GAGNER EN IMPACT A L’ORAL ?

Cette semaine, j’ai reçu les confidences de l’un de vous. Bon à l’oral, aimant parler mais qui a l’impression de ne pas marquer les esprits quand il présente son activité. Il ne lui manque pas grand chose en réalité.

Est-ce qu’il vous arrive aussi de présenter votre job ou votre entreprise ?

Vous maitrisez le sujet. Mais est-ce que vous impactez ?

Si la réponse est non, peut-être que l’explication est là.

C’est assez simple :

❌ Vous emballez souvent vos idées sous des mots fourre-tout ou des concepts. Bref, rien de clair ou de concret !
Résultat : On doit faire un effort pour vous comprendre et on retient moins facilement vos propos. C’est le contraire de l’impact.

Par exemple, une entreprise qui se présente comme ça : « Nous apportons aux entreprises des solutions et des outils pour se mouvoir efficacement dans un environnement changeant ».

A votre avis, quelle est l’activité de cette entreprise ? Avez-vous compris précisément ce qu’elle peut vous apporter ?

En réunion, on fait la même chose : « Je vous propose de mettre en place des leviers d’augmentations des ressources pour améliorer les performances ». Quels leviers ? Quelle augmentation ? quelle performance ? Le flou le plus total …

Le remède : être plus concret, avec des mots précis, des exemples, des termes explicites.

Vous êtes focalisés sur vous et votre parole et non sur votre interlocuteur. Vous oubliez que ce qui est évident pour vous ne l’est pas pour les autres.

Par exemple : Quand je vous indique de conclure vos pitch par un « CTA », les architectes se marrent. Pour eux CTA = centre de traitement de l’air, pour moi CTA = call to action. Situation réellement vécue !

Le remède : connaître son auditoire et sa connaissance de votre sujet et de son jargon, éviter les acronymes, définir les mots et demander si c’est clair !

Tout est assez simple à mettre en place.

L’intérêt : gagner un impact, ce sont des prises de parole (et des réunions) plus efficaces et plus courtes !

Ca vous tente ? Contactez moi !

Etre impactant à l’oral en s’inspirant de Claude Malhuret

Il est médecin, Sénateur de l’Allier et Président du groupe Les Indépendants au Sénat. Quel que soit le fond, on ne reste pas indifférent à ses prises de parole.

𝐄𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞, 𝟔 𝐦𝐚𝐫𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟒 : Claude Malhuret prend la parole devant le congrès lors du vote de l’inscription de l’IVG dans la constitution.

📌 Un discours qui saisit, un discours poignant, un « discours pour l’histoire ».

📌 « 𝐴𝑢 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑒𝑢 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑛 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠, 𝑗’𝑎𝑖 𝑙𝑒𝑣𝑒́ 𝑙𝑎 𝑡𝑒̂𝑡𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒𝑔𝑎𝑟𝑑𝑒𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑐𝑒𝑠 𝑣𝑖𝑠𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑚𝑜𝑖, 𝑓𝑖𝑔𝑒́𝑠, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛 𝑠𝑖𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑡ℎ𝑒́𝑑𝑟𝑎𝑙𝑒. 𝐶𝑒𝑙𝑎 𝑚’𝑎 𝑝𝑒́𝑡𝑟𝑖𝑓𝑖𝑒́. 𝐽𝑒 𝑚𝑒 𝑠𝑢𝑖𝑠 𝑑𝑒𝑚𝑎𝑛𝑑𝑒́ 𝑠𝑖 𝑗𝑒 𝑛’𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑙𝑒̀𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑐𝑜̂𝑡𝑒́ 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑞𝑢𝑒 » (article du 9 mars, Le Parisien par Olivier Beaumont ).

📌 Lui qui dit écrire ses discours longtemps, de façon très structurée, il explique la rapidité avec laquelle il a écrit celui-ci « 𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑙’ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑙𝑒 ℎ𝑎𝑛𝑡𝑒 » (Emission C dans l’air, Caroline Roux).

💡A l’écoute, la puissance de son récit frappe. C’est la force du storytelling.

Grâce à la précision des mots et des descriptions, chacun devine le visage de la jeune femme qui entre dans son bureau. Chacun ressent l’émotion.

💡 C’est cela la force du récit : du détail pour donner à voir et pour des émotions décuplées.

Claude Malhuret est aussi connu pour son sens de la formule.

𝗘𝘅𝗲𝗺𝗽𝗹𝗲, 𝟲 𝗷𝘂𝗶𝗹𝗹𝗲𝘁 𝟮𝟬𝟮𝟮 :

📌 Le cadre : les élections présidentielles et législatives de 2022 ont rebattu les cartes de l’échiquier politique. Elisabeth Borne,1ère Ministre, prononce son discours de politique générale le 6 juillet 2022 devant le Sénat.

📌 Claude Malhuret prend la parole. L’objectif, la démocratie.

💡 « 𝐿𝑒𝑠 𝑢𝑛𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑔𝑎𝑔𝑛𝑒́ 𝑝𝑎𝑟𝑐𝑒 𝑞𝑢’𝑖𝑙𝑠 𝑛’𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢, 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑔𝑎𝑔𝑛𝑒́ 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑞𝑢’𝑖𝑙𝑠 𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢. 𝐷’𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑓𝑖𝑛 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑔𝑎𝑔𝑛𝑒́ 𝑝𝑎𝑟𝑐𝑒 𝑞𝑢’𝑖𝑙𝑠 𝑛’𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑞𝑢’𝑖𝑙𝑠 𝑎𝑣𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢 ».

Il recourt à l’oxymore (unir deux mots dont le sens est contraire) pour ironiser : « 𝐼𝑙 𝑦 𝑎 𝑚𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒́𝑓𝑎𝑖𝑡𝑒𝑠 𝑔𝑎𝑔𝑛𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 ».

💡 Il joue avec les sonorités des mots quand il évoque « 𝑙’𝑜𝑏𝑠𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑠𝑜𝑢𝑝𝑐̧𝑜𝑛 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑑𝑒́𝑛𝑜𝑛𝑐𝑖𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 ».

💡 Il met en parallèle :
« 𝐿𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑣𝑎𝑖𝑛𝑞𝑢𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑒́𝑙𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑖𝑠𝑚𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑥𝑡𝑟𝑒́𝑚𝑖𝑠𝑚𝑒𝑠…𝐿𝑒 𝑔𝑒́𝑛𝑒́𝑟𝑎𝑙 𝑇𝑎𝑝𝑖𝑜𝑐𝑎 𝑑𝑢 𝑝𝑜𝑟𝑡 𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑎̀ 𝑙’ℎ𝑒́𝑟𝑖𝑡𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑐ℎ𝑎̂𝑡𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒 𝑀𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒𝑡𝑜𝑢𝑡 ».

Résultat : Une parole à fort impact.

3 techniques indispensables pour gagner en charisme à l’oral

1️⃣ 𝑃𝘳𝑒𝘯𝑑𝘳𝑒 𝑠𝘰𝑛 𝑡𝘦𝑚𝘱𝑠 !

Le leader a un message à faire passer. Il dégage confiance et assurance.

✅ L’attitude est calme et verticale, pas pressé de sortir de la pièce
✅ Son rythme de parole est posé, pas pressé d’en finir !

🛑 Essayez de ne pas avoir la bougeotte !
🛑 Ne parlez pas trop vite ; personne ne vous suit !

2️⃣ 𝐸𝘵𝑎𝘣𝑙𝘪𝑟 𝑢𝘯𝑒 𝑐𝘰𝑛𝘯𝑒𝘹𝑖𝘰𝑛 𝑣𝘪𝑠𝘶𝑒𝘭𝑙𝘦 𝘢𝑣𝘦𝑐 𝑙’𝑎𝘶𝑑𝘪𝑡𝘰𝑖𝘳𝑒

Le regard est un outil puissant de communication mais intimidant : où regarder ? Oser regarder …

Sans regard, votre auditoire ne sent pas concerné !

✅ Penser à offrir son regard et en profiter pour observer votre auditoire (celui qui sourit, qui fronce les sourcils…)
✅ Regarder chacun et n’oublier personne ! Comme si vous cherchiez à entrer en relation avec chaque interlocuteur.

🛑 Ne pas être fixé sur vos notes ou vos slides ; le degré 0 de la communication
🛑 Ne pas balayer la salle du regard ce qui revient à regarder tout le monde et personne à la fois mais poser son regard quelques secondes sur chaque personne ou sur chaque zone (selon la taille de la salle).

3️⃣ 𝘐𝑛𝘴𝑡𝘢𝑢𝘳𝑒𝘳 𝘶𝑛 𝑑𝘪𝑎𝘭𝑜𝘨𝑢𝘦

Un orateur charismatique prend son auditoire en considération et rend son intervention interactive.

✅ En interpelant l’auditoire, en posant des questions,
✅ En jouant avec les silences, ces pauses qui permettent la digestion du propos et soulignent l’importance de l’instant.

🛑 Ne pas s’enfermer dans ses notes et son propos
🛑 Ne pas connaître son auditoire

Est-ce que j’ai menti quand je plaidais ?


Avant, j’étais avocate. Pendant 20 ans, j’ai défendu des entreprises aux prud’hommes. Des dossiers différents, plus ou moins complexes, plus ou moins techniques

Pour les défendre, j’ai :

➡️ élaboré des stratégies de défense, tenant compte du dossier, de la politique RH de l’entreprise, des enjeux financiers etc.

➡️ réuni des arguments pour démontrer la justesse de ma position. Des arguments juridiques, factuels, économiques et tant d’autres !

➡️ collecté des preuves pour démontrer la force de mes arguments.

❌ Mais, j’ai menti, vraiment menti une fois.

J’étais jeune avocate. Arrive une question gênante pour ma cliente.

La question était simple : « 𝑀𝑎𝑖̂𝑡𝑟𝑒, 𝑙𝑎 𝑠𝑜𝑐𝑖𝑒́𝑡𝑒́ 𝑎-𝑡-𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑟𝑒́𝑐𝑢𝑝𝑒́𝑟𝑒́ 𝑙’𝑜𝑟𝑑𝑖𝑛𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑢 𝑠𝑎𝑙𝑎𝑟𝑖𝑒́ ? » Sans réfléchir, j’affirme haut et fort « NON » !

En réalité, je n’en savais rien. Mais ça protégeait ma cliente.

J’ai menti sans hésitation, avec un aplomb qui m’a déconcertée !

Je ne me souviens pas de la suite. Le dossier était vide sur ce point. C’était parole contre parole.

Donc, j’avais tellement envie de défendre mon client que je n’ai pas hésité une seconde.

J’ai gagné.

Mon mensonge n’a pas été déterminant dans cette victoire. Mais il y a un peu contribué. Pas le mensonge lui-même, mais ma conviction qui semblait inébranlable.

✅ Je n’ai plus vraiment menti après. J’ai servi une vérité, celle de mes clients. Mais je n’ai plus jamais affirmé haut et fort un fait que je savais faux ou dont je n’avais aucune idée.

✅ Avec l’expérience, j’ai appris à dire « je ne sais pas ».

J’ai appris à être convaincante en disant je ne sais pas.

✅ 10 ans plus tard. Face à ma moi une consoeur plaide et ment effrontément. Je le sais, elle sait que je sais. Le mensonge énorme porte sur un élément central dossier.

✅ En contre attaque, je n’ai pas menti. J’ai :

– utilisé la technique du faisceau d’indices (mon client m’avait interdit de produire la pièce qui disait tout, pour des raisons extérieures au dossier 😢)

– attaqué la crédibilité de mon interlocutrice (de son client).

Non, ce n’est pas moche !

La crédibilité est, au même titre que l’argumentation, un élément central pour convaincre (on en parle dans ma prochaine newsletter Convaincre !).

Je considère donc qu’on peut combattre autant les arguments adverses que la crédibilité de l’adversaire, en gros sa personne, sa réputation.

– Je n’ai pas menti.

En sortant de l’audience, la consoeur me dit : « c’est le jeu » !

Le fin mot de l’histoire : elle a gagné sur le principe, faute de preuve, mais pas d’argent et la Cour d’appel lui a donné totalement tort ! J’ai gagné 😀

💡 Donc le mensonge n’est pas une solution pour convaincre.

Peut-on improviser dans une prise de parole ?


Oui ! On peut !

Mais mais mais

Qu’on se comprenne bien !

Improviser, oui mais dans un cadre que vous maîtrisez car … vous l’avez préparé.

Concrètement, il peut y avoir des moments libres dans votre discours parce que vous répondez à une question par exemple.

Vous saurez répondre et improviser si vous avez bien travaillé en amont.

Concrètement, cela veut dire que vous maîtrisez le sujet, avez préparé votre intervention orale à l’avance, et avez anticipé les interruptions.

Concrètement, cela veut dire que vous avez répété votre intervention à l’oral pour l’avoir déjà en bouche.

Dans ce cas, vous reprendrez plus facilement le fil si vous êtes interrompu.

Dans ce cas, vous saurez répondre même si vous êtes pris au dépourvu.

Et, surtout, dans ce cas, vous resterez crédible même si vous improvisez.

💪 Ce qu’il faut retenir :

l’improvisation n’est pas de l’impréparation !

Si vous voulez en parler ou savoir comment on improvise, écrivez-moi ! 📧