QUI JE SUIS POUR PRENDRE LA PAROLE ?

Autrement dit, quel est votre rôle ? C’est un point clé à examiner avant toute prise de parole pour gagner en conviction et en leadership.

Votre rôle, c’est :

– savoir à quel titre vous parlez, quelle fonction vous occupez, quelle mission vous a été confiée,

– et comprendre ce que l’auditoire attend de vous, en tant que Directeur commercial ou Responsable RSE par exemple.

C’est donc vous dans le cadre de votre vie professionnelle.

Attention, penser à votre rôle avant votre prise de parole, ce n’est pas du théâtre !

On n’incarne pas un personnage.

C’est toujours vous, avec votre votre caractère, votre savoir-faire et votre expérience.

C’est cela que je nomme l’authenticité, c’est vous et votre singularité qui ne s’efface pas derrière un masque créé de toute pièce, surtout pas ! C’est vous qui allez parler pour convaincre mais dans un contexte pro (le rôle) et non perso.

Quel intérêt de réfléchir à son rôle avant une réunion ou un débat ?

– c’est de désacraliser la parole et de faire descendre votre niveau de stress : vous remettez les choses en perspective, il est question de votre job (même si c’est très important), pas forcément de votre vie … N’en faites pas une affaire personnelle, cela reste du business.

– c’est gérer plus facilement les dossiers complexes : en réfléchissant à votre valeur ajoutée, à votre mission, votre façon de considérer un dossier, une négociation délicate par exemple, va être positivement modifiée. Vous comprenez alors que surmonter la difficulté, trouver des solutions, faire avancer un projet, fait partie de votre fonction !

Prenons l’exemple de l’avocat qui doit plaider un dossier mauvais. Soit il rumine et il est sûr de perdre. Pas la peine d’y aller dans ce cas.
Soit il réfléchit à son rôle, sa valeur ajoutée comme avocat : tout faire pour défendre son client. Dans ce cas, il sera convaincu de l’intérêt de son intervention et il y ira avec une réelle force de conviction.

J’insiste toujours sur la façon dont vous abordez vos prises de parole quand vous voulez convaincre.

Cet état d’esprit vous dynamise car votre engagement intellectuel se voit sur votre corps, votre visage et vos mots. Il en va donc aussi de votre image et de votre réputation et donc de la confiance que vous allez inspirer. En un mot : l’ethos.

A soigner et valoriser !

Le faites-vous ?

COMMENT GAGNER EN IMPACT A L’ORAL ?

Cette semaine, j’ai reçu les confidences de l’un de vous. Bon à l’oral, aimant parler mais qui a l’impression de ne pas marquer les esprits quand il présente son activité. Il ne lui manque pas grand chose en réalité.

Est-ce qu’il vous arrive aussi de présenter votre job ou votre entreprise ?

Vous maitrisez le sujet. Mais est-ce que vous impactez ?

Si la réponse est non, peut-être que l’explication est là.

C’est assez simple :

❌ Vous emballez souvent vos idées sous des mots fourre-tout ou des concepts. Bref, rien de clair ou de concret !
Résultat : On doit faire un effort pour vous comprendre et on retient moins facilement vos propos. C’est le contraire de l’impact.

Par exemple, une entreprise qui se présente comme ça : « Nous apportons aux entreprises des solutions et des outils pour se mouvoir efficacement dans un environnement changeant ».

A votre avis, quelle est l’activité de cette entreprise ? Avez-vous compris précisément ce qu’elle peut vous apporter ?

En réunion, on fait la même chose : « Je vous propose de mettre en place des leviers d’augmentations des ressources pour améliorer les performances ». Quels leviers ? Quelle augmentation ? quelle performance ? Le flou le plus total …

Le remède : être plus concret, avec des mots précis, des exemples, des termes explicites.

Vous êtes focalisés sur vous et votre parole et non sur votre interlocuteur. Vous oubliez que ce qui est évident pour vous ne l’est pas pour les autres.

Par exemple : Quand je vous indique de conclure vos pitch par un « CTA », les architectes se marrent. Pour eux CTA = centre de traitement de l’air, pour moi CTA = call to action. Situation réellement vécue !

Le remède : connaître son auditoire et sa connaissance de votre sujet et de son jargon, éviter les acronymes, définir les mots et demander si c’est clair !

Tout est assez simple à mettre en place.

L’intérêt : gagner un impact, ce sont des prises de parole (et des réunions) plus efficaces et plus courtes !

Ca vous tente ? Contactez moi !