On me demande souvent si j’ai fait du théâtre.
Non !
Et mon métier d’avocat, ça n’était pas non plus du théâtre.
C’était bien la vraie vie et pas un rôle à interpréter avec un public qui aurait payé pour me voir !
Ne nous méprenons pas, j’adore le théâtre et ce qu’il peut apporter à la prise de parole.
Mais, non, je n’en ai jamais fait. Je n’ai jamais appris mes plaidoiries comme des textes. Je n’ai pas salué à la fin.
Pas de théâtre. Mais une obsession.
J’ai toujours cherché la connexion avec les personnes qui m’écoutent.
La connexion avant tout, avant les arguments, avant l’explication ciselée, avant l’exemple pertinent.
J’ai l’obsession de créer un espace de confiance et d’échange.
Sans cet espace, on parle dans le vide. Les mots atteignent moins facilement leur cible.
C’est pour cela que j’ai toujours « cherché » les juges pour instaurer un lien entre eux et moi et créer un moment.
C’est encore et toujours ce que je fais aujourd’hui avec les apprenants dans une salle de formation. Et je leur livre ce secret et les techniques pour y parvenir.
J’y vais, comme diraient les coachs, avec la tête, le cœur et le corps.
Pas de théâtre donc mais de la connexion à l’autre à 110 %.
Et quand l’un de vous me dit à la fin de la journée « Tu incarnes ce que tu transmets », alors c’est réussi !
Et pour vous, la parole, c’est du théâtre ?

