Vous n’aimez pas votre voix ?
Vous vous reconnaissez dans ces lignes ?
» Combien de fois les avait-elle entendus dire, en plaisantant : « ta plaidoirie avait l’air formidable, c’est dommage,
mais vois-tu, du fond de la salle, on ne l’entendait pas. »
Vous, les femmes, il vous manquera toujours l’organe.
Ca avait duré comme ça jusqu’à ce qu’on installe des micros dans les salles d’audience. les premiers temps, les confrères se faisaient une fierté d’écarter le leur – je n’en ai pas besoin, bramaient ils -, et les avocates, elles, se sentaient un peu moins minables de devoir les utiliser. Mais au moins leur voix portait sans forcer, sans monter dans les aigus et, insensiblement, l’art de plaider s’en était trouvé modifié. » (Pascale Robert-Diard « La petite menteuse » Éditions de l’Iconoclaste roman).
Alors, la voix des femmes, faible organe ?
J’entends tous les jours ce son de cloche : « j’ai une petite voix. »
Majoritairement chez les femmes (mais pas que …).
Ou ses variantes :
– Je ne parle pas assez fort
– Je n’articule pas
– Je parle trop vite etc.
Je mets assez vite un STOP à ces réflexions en formation.
Pensez-vous que c’est vraiment votre voix le problème ?
A supposer qu’il y ait un problème ?
Bien sûr, votre voix est une des premières choses que l’on remarque.
Mais, selon moi, la première question à se poser, c’est : si ta voix n’est pas audible, c’est probablement (sauf cas très particuliers) que tu n’es pas au clair sur ce que tu veux dire.
Oui, je suis convaincue que tout part de votre cerveau et que votre corps s’aligne ensuite !
Ce qui, en prise de parole, se traduit de cette façon :
– d’abord clarifier et affiner votre message, ce que vous avez à dire et dans quel but,
– puis votre corps et votre voix s’alignent.
Faites l’essai, pensez à votre message et votre objectif de parole et observez. Je vous assure qu’une voix aigue ou petite n’est pas un obstacle à la transmission d’une conviction.
Alors, bien sûr, la voix reste le véhicule de votre parole. Il est donc, parfois, nécessaire de la travailler aussi, tout comme la confiance etc.
Dans ce cas, je vous réponds que ce n’est pas le volume ou le timbre qui fait tout (sauf problèmes particuliers avérés).
En effet, l’impact ne viendra pas tant du micro placé devant vous que du rythme que vous mettrez dans votre parole.
Je vous l’assure. Sans rythme, la plus belle des voix, le plus bel organe, est soporifique et le message devient …. inaudible.
On en reparle !
Avez-vous d’ailleurs déjà écouté votre voix et qu’en pensez-vous ?
Pour ma part, j’ai fini par m’habituer à la mienne et en faire une alliée, notamment grâce aux silences !
