Les tics de langage

Le piège de toute prise de parole

On l’a tous vécu, on le pratique tous, c’est le tic de langage.

Vous savez ce petit mot, comme « du coup » ou le célèbre « euh » qui ponctue vos phrases, vos mots.

Prononcé deux ou trois fois dans une même intervention de 5 minutes, par exemple, ce n’est pas un problème.

Mais cela le devient si vous le répétez trop, au point que cela devient une ponctuation et scande la moindre de vos phrases.

𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐞𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐦𝐚𝐮𝐯𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐯𝐨𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞 ?

– cela n’est pas agréable à l’oreille de l’auditoire, le discours manque de fluidité,

– cela finit par détourner l’attention de l’auditoire qui peut se lasser ou focaliser sur le tic,

– cela impacte négativement votre image et votre éloquence car vous pouvez paraître peu à l’aise, hésitant, pas sûr de vous…

𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 ! 𝐈𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐨𝐬𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐦𝐢𝐧𝐮𝐞𝐫 𝐜𝐞𝐬 𝐭𝐢𝐜𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐠𝐚𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐞𝐧 𝐟𝐥𝐮𝐢𝐝𝐢𝐭𝐞́ 𝐚̀ 𝐥’𝐨𝐫𝐚𝐥 !🧶

𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 ?

Plusieurs outils s’offrent à vous, par exemple :

🛠️ la prise de conscience : Soyez conscient en toute objectivité de l’ampleur ou pas du problème. Pour cela, filmez vous et écoutez vous. Le simple fait d’être confronté à votre image réelle devrait vous aider à limiter les tics.

🛠️ un travail sur la respiration et le souffle : prenez le temps de bien respirer, par le ventre, et de mettre de l’air entre les phrases

🛠️ apprendre à faire des pauses et gérer les silences : gérez le rythme et notamment le débit de votre prise de parole, notamment en ralentissant et faites de véritables pauses, des moments de silence de 1 à 2 secondes

🛠️créer un automatisme : entraînez-vous, y compris dans un cadre perso, et dès que vous sentez le euh ou le du coup arriver, fermez la bouche !

Avez-vous des tics de langage ?

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